
Trente ans. C’est le temps qu’a duré l’instabilité chronique dans l’est de la République Démocratique du Congo depuis la chute du régime Mobutu. Malgré des dizaines d’accords de paix, de missions onusiennes et de conférences internationales, le cycle de violence ne s’est jamais vraiment interrompu. Pourquoi ?
L’économie de guerre comme système
La première explication tient à ce que les économistes du conflit appellent l’économie de guerre. Les ressources minières de l’est congolais — coltan, cassitérite, or, wolframite — génèrent des revenus considérables pour les groupes armés. La paix représenterait pour ces acteurs la perte d’une rente économique significative.
La fragmentation des acteurs
Contrairement à d’autres conflits où deux camps clairement identifiés s’affrontent, la situation congolaise implique des dizaines de groupes armés aux intérêts contradictoires. Il est pratiquement impossible de négocier un accord qui satisfasse simultanément toutes ces factions.




